La nouvelle est tombée dans la nuit: la Réunion est désormais inscrite au “Patrimoine Mondial de l’UNESCO”, au titre de ses “Pitons, Cirques et Remparts”.
Au-delà d’un titre ronflant, que signifie cette distinction ?
Les sites classés au Patrimoine Mondial sont de trois ordres : soit entièrement naturels (comme les lagons de Nouvelle-Calédonie), soit culturels (comme Venise et sa lagune), soit mixtes (comme le sanctuaire du Machu Picchu). Lorsqu’on en consulte la liste sur le site de l’Unesco, on fait le tour de toutes les merveilles du monde, et il y en a bien plus de sept, puisqu’ils sont plus de 890. Cette énumération fait rêver : Grande Barrière d’Australie, Grand-Place de Bruxelles, centre historique de Salvador de Bahia, temple d’Angkor, îles Galapagos, Ibiza, Pont du Gard, et bien d’autres encore, auxquels il faut désormais ajouter la Réunion.
Il est à noter que l’île Maurice figure déjà au titre du patrimoine mondial de l’Unesco, pour deux de ses sites : le Morne et l’Aapravasi Ghat, tous deux dans la catégorie “culture”. Quant à notre île, elle a déjà été reconnue, avec son Maloya, dans une catégorie spéciale : le “Patrimoine Culturel immatériel”.
Il faut dire qu’ils sont beaux, nos pitons, nos cirques et nos remparts ! Nous le savions déjà, désormais le monde entier va le savoir ! Au-delà du simple aspect visuel, ce sont les caractéristiques géologiques, botaniques et animales qui sont remarquables. Au premier rang d’entre elles: la bio-diversité, avec des espèces végétales absolument uniques au monde, regroupées sur un petit territoire fragile et qui donc mérite d’être protégé. Cette reconnaissance est très importante, d’autant plus que l’année 2010 est également au niveau mondial cette de la bio-diversité.
Rappelez-vous de ce mot : “Chikungunya”. Même s’il est exotique et que les Réunionnais n’en ont “même pas peur”, l’épidémie de 2006 a fait des ravages dans l’économie locale, en particulier au niveau de la fréquentation touristique. Des hôtels ont fermé, des chambres d’hôte ont fait faillite, et la fréquentation touristique n’est toujours pas revenue au niveau d’avant-2006. Inutile de dire que ce classement au patrimoine mondial de l’Unesco tombe bien. Espérons que les touristes reviendront (pas les moustiques) et que notre île saura les accueillir convenablement, dans des structures agréables et accueillantes, dans le respect de l’environnement et sans y perdre son âme. Nous aurons tous à y gagner, aussi bien au niveau de la découverte mutuelle de la culture de l’autre (locaux comme touristes) qu’en termes purement économiques, la Réunion n’étant pas dans une santé florissante dans le domaine.
C’est donc une excellente nouvelle, à tous points de vue, que de voir ce label prestigieux attribué à notre île. Un coup de chapeau à tous ceux qui ont oeuvré pour que notre petite île créole, si belle, si attachante, avec sa nature si grandiose, soit reconnue comme faisant partie du “patrimoine mondial de l’UNESCO”, qui n’est rien d’autre que le patrimoine mondial “tout court”.
A visionner : cette vidéo de TFI datant d’avant la nomination, qui explique particulièrement bien les enjeux de la candidature de la Réunion au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO
En ce moment, à l’île de la Réunion, c’est la saison fraîche, la saison des baleines. On les voit régulièrement le long des côtes de l’Ouest, de la route en corniche à Saint-Pierre.
Et elles ont une passion : faire des bonds hors de l’eau.
En fait, ces baleines viennent sur nos côtes pour se réchauffer. Dans leur Antarctique sauvage, il fait trop froid pour pouvoir se reproduire dans de bonnes conditions et surtout pour donner naissance à leur baleineau.
Ce dernier, qui a quand même le poids et le volume d’une automobile, se nourrit de centaines de litres de lait chaque jour (rappelons que la baleine est un mammifère, donc donne la “tétée” à sa progéniture).
Croyez-le ou non, mais c’est un spectacle charmant et émouvant que de voir la baleine et son rejeton batifoler tout près des côtes, en faisant de joyeux bonds hors de l’eau, un peu comme des dauphine de taille XXL. D’ailleurs, ce spectacle de baleines bondissantes provoque régulièrement des embouteillages sur la route du bord de mer, les automobilistes s’arrêtant pour profiter de cette vision exceptionnelle.
Mais cela ne suffit pas aux yeux de certains : ils veulent s’approcher d’encore plus près des cétacés, et, utilisant des embarcations petites ou grosses, se rapprochent, parfois dangereusement ou se mettent carrément à l’eau pour nager avec les grands animaux marins. A mon avis, la baleine, qui se reproduit une fois tous les trois ans et qui a connu une gestation de pratiquement une année, aimerait bien qu’on la laisse tranquille. Et que ces petits humains gesticulant sur leurs drôles d’embarcations bruyantes se contentent de les admirer depuis le rivage, d’où elles sont parfaitement visibles.
Rappelons qu’il y a peu, un voilier a fait les frais de cette approche un peu trop pressante. Le cétacé s’est élancé hors de l’eau et est retombé … sur le pont. Ceux qui s’imaginent que la baleine n’avait pas vu le bateau se trompent. Ceux qui s’imaginent qu’un animal sauvage et libre peut être observé de trop près comme dans un zoo se trompent aussi. Non contente d’être chassée, poursuivie, harponnée illégalement, elle est aussi harcelée. Etonnez-vous après ça si la baleine se cache à l’eau …
Un article intéressant sur les baleines de la Réunion:
Il présente de manière un peu plus rigoureuse et scientifique que sur notre site les baleines qui viennent à La Réunion pendant l’hiver austral. Lecture recommandée.
Tous ceux qui découvrent la Plaine des Sables ont la même exclamation, lorsqu’ils en découvrent le panorama : “Extraordinaire ! On dirait la Lune !”. Avec parfois la variation suivante : “Extraordinaire ! On dirait la Planète Mars !”. Ils ne croient pas si bien dire …
En effet (et c’est tout ce qu’il y a de plus sérieux), un projet bien avancé a fait l’objet d’une signature de convention, à Pekin, entre la Mairie de Sainte-Rose (dont dépend la Plaine des Sables) et l’”International Lunar Exploration Working Group” ! (Traduction : Groupe de travail international pour l’exploration de la Lune).
Objectif : mener des tests permettant de tester les équipements et les procédures d’exploration de la Lune et de Mars … La raison ? Tout simplement les similitudes de terrain qui existent entre le satellite de la Terre, la Planète Rouge et cet endroit précis de notre belle île.
Bien sûr, tout n’est pas encore finalisé, en bonne partie du fait des précautions à prendre pour ne pas abîmer ce site naturel unique. Il ne s’agirait quand même pas de dégrader ce sanctuaire naturel situé au coeur du Parc National des Hauts. Que les scientifiques prennent donc tout leur temps avant d’envoyer … un astronaute fouler du pied nos “gratons péï”.
Quand on vous dit que la Réunion est une île extraordinaire, ce ne sont pas des paroles en l’air…
(Source : le Journal de l’île du 12 juin 2010)

Nous parlerons ici de la Réunion sous l’angle touristique, des lieux incontournables, des billets d’avion, des meilleures périodes pour venir nous rendre visite, et de bien d’autres choses …