La Réunion des baleines »

baleinesEn ce moment, à l’île de la Réunion, c’est la saison fraîche, la saison des baleines. On les voit régulièrement le long des côtes de l’Ouest, de la route en corniche à Saint-Pierre.
Et elles ont une passion : faire des bonds hors de l’eau.

En fait, ces baleines viennent sur nos côtes pour se réchauffer. Dans leur Antarctique sauvage, il fait trop froid pour pouvoir se reproduire dans de bonnes conditions et surtout pour donner naissance à leur baleineau.
Ce dernier, qui a quand même le poids et le volume d’une automobile, se nourrit de centaines de litres de lait chaque jour (rappelons que la baleine est un mammifère, donc donne la “tétée” à sa progéniture).

Croyez-le ou non, mais c’est un spectacle charmant et émouvant que de voir la baleine et son rejeton batifoler tout près des côtes, en faisant de joyeux bonds hors de l’eau, un peu comme des dauphine de taille XXL. D’ailleurs, ce spectacle de baleines bondissantes provoque régulièrement des embouteillages sur la route du bord de mer, les automobilistes s’arrêtant pour profiter de cette vision exceptionnelle.

Mais cela ne suffit pas aux yeux de certains : ils veulent s’approcher d’encore plus près des cétacés, et, utilisant des embarcations petites ou grosses, se rapprochent, parfois dangereusement ou se mettent carrément à l’eau pour nager avec les grands animaux marins. A mon avis, la baleine, qui se reproduit une fois tous les trois ans et qui a connu une gestation de pratiquement une année, aimerait bien qu’on la laisse tranquille. Et que ces petits humains gesticulant sur leurs drôles d’embarcations bruyantes se contentent de les admirer depuis le rivage, d’où elles sont parfaitement visibles.

Rappelons qu’il y a peu, un voilier a fait les frais de cette approche un peu trop pressante. Le cétacé s’est élancé hors de l’eau et est retombé … sur le pont. Ceux qui s’imaginent que la baleine n’avait pas vu le bateau se trompent. Ceux qui s’imaginent qu’un animal sauvage et libre peut être observé de trop près comme dans un zoo se trompent aussi. Non contente d’être chassée, poursuivie, harponnée illégalement, elle est aussi harcelée. Etonnez-vous après ça si la baleine se cache à l’eau …


Liens:

Un article intéressant sur les baleines de la Réunion:
Il présente de manière un peu plus rigoureuse et scientifique que sur notre site les baleines qui viennent à La Réunion pendant l’hiver austral. Lecture recommandée.

La Réunion, le margouillat et les tee-shirts : une histoire d’amour »

Le margouillat des origines (1991)

Le margouillat des origines (1991)

Le margouillat est un petit lézard domestique – plus exactement de la famille des geckos – qui vit, ici à La Réunion, dans les maisons et sur les murs et plafonds des varangues … et qui s’affiche sur une écrasante majorité de T-shirts.
Cela n’a pas été toujours le cas. Le phénomène a commencé il y a 19 ans, et la vague s’est progressivement amplifiée, pour le bonheur de certains de ceux qui la surfent …

Le margouillat vit sur les plafonds !

Nous sommes en 1991. A cette époque, les T-shirts ne sont pas aussi répandus qu’aujourd’hui. Les motifs à la mode ? Des paille-en-queue principalement, mais aussi des reproductions de cases créoles.
Une créatrice de T-shirts, Patricia, vient de lancer sa marque, “Couleur Café”. Un de ses premiers motifs représente un animal réunionnais extrêmement familier, mais qui n’avais jamais été immortalisé sur T-shirt à la Réunion.

Le margouillat devient une vedette…

Cet animal ? C’est le margouillat, un petit lézard (plus exactement un gecko) qui se déplace sur les murs et les plafonds grâce aux petites ventouses qui se trouvent à l’extrémité de ses pattes.
Notre créatrice décide d’aller tenter sa chance à l’”Expo Fait Main” qui à cette époque a lieu dans le Grand Marché de Saint-Denis. Les gens s’arrêtent sur son stand. Et certains sont des propriétaires de boutiques qui sont tombés en arrêt devant le “T-shirt margouillat” de Couleur Café… Ils demandent à pouvoir en placer dans leur vitrine, les clients en redemandent … et c’est ainsi qu’un petit animal sympathique est devenu une vedette.

Le margouillat des origines est toujours là

Depuis ces temps “héroïques”, le margouillat s’est fait une solide place au soleil. Il se décline sur les T-shirts, les robes, les chemises, de toutes les tailles, dans toutes les couleurs et dans toutes les marques !
Le margouillat des origines n’était peut-être pas le plus beau. Mais il dégageait une émotion, dans ses imperfections, et depuis quasiment 20 ans, il est toujours là, fidèle, témoin silencieux de l’évolution d’une île, premier ambassadeur des margouillats créoles dans l’univers des T-shirts, ces drôles de vêtements que s’arrachent locaux et touristes, allez savoir pourquoi. Peut-être parce que la Réunion toute entière est tombée amoureuse d’un margouillat…



Le Barachois, une carte postale canon ! »

Le Barachois: des canons, la mer, une falaise ...

Le Barachois: des canons, la mer, une falaise ...

Le Barachois, point de vue du bord de mer de Saint-Denis, est peut-être le lieu le plus connu de la Réunion, même par ceux qui n’y ont jamais mis les pieds. Depuis des décennies, c’est l’une des cartes postales les plus répandues, et on le voit dans tous les guides touristiques. Pourtant, peu de gens connaissent sa véritable histoire…

De nos jours, le Barachois est un endroit soigneusement entretenu, qui vient joliment marquer le front de mer de Saint-Denis, en bas de la vieille ville, entre le bâtiment de l’équipement (une ancienne caserne) et la Préfecture.
Des cocotiers, des canons, un sol tapissé de scories, avec un superbe panorama sur le Cap Bernard: l’endroit idéal pour les photos-souvenir, qu’elles soient “souvenir de vacances” ou “souvenir de mariage”. Qui se souvient qu’il y a deux siècles, le Barachois était un port, ou plutôt une tentative de port? Plongeons-nous dans le passé …

Durant des siècles (jusqu’à des temps récents), le front de mer de Saint-Denis n’était pas un lieu de promenade. Ce n’était même pas une rue. C’était un endroit ignoré des habitants, qui le trouvaient trop exposé aux éléments et au soleil… Un débarcadère permettait aux bateaux de se délester de leur chargement, et c’est à peu près tout.
Jusqu’en ce beau jour de 1815 où le gouverneur de l’époque, Milius, décida d’y construire un port, un vrai, avec des jetées d’une centaine de mètres, destiné à abriter des petits bateaux. Un port à Saint-Denis… Les travaux ont démarré en 1819, à la fois sur la mer, par la mise en place d’une première jetée, et sur le littoral, par la construction de divers bâtiments portuaires.
Pourtant, ces travaux n’allaient jamais être achevé, et la cause en revient aux éléments naturels: les puissants courants marins charriaient avec une force inexorable des galets, qui petit à petit bouchaient le port avant même qu’il n’existe réellement. Et un gros cyclone (en 1829) acheva de décourager les courageux entrepreneurs, en mettant à mal la première jetée construite. Le port du Barachois ne vit donc jamais le jour… Finalement, au début du vingtième siècle, ses vestiges inachevés furent comblés, pour éviter qu’il ne se transforme en marais malsain…

Aujourd’hui, peu de traces de ces temps révolus, si ce n’est le vestige de l’ancienne jetée. Deux monuments, l’un à la gloire du Général De Gaulle et l’autre en souvenir de Roland Garros, enfant du pays, viennent y apporter une touche solennelle. Quant aux canons, il y a bien longtemps qu’ils n’ont plus fait entendre leur tonnerre…


De nombreux livres, pour la plupart très bien fait, tournent les pages passionnantes de l’histoire de la Réunion. Vous pouvez les découvrir ici.
Une suggestion particulière : “Vingt-et-un jours d’histoire”, de Daniel Vaxelaire, aux éditions Orphie.

Maurice-Réunion en kite-surf : l’exploit de Sébastien Coupy »

Sébastien Coupy

Sébastien Coupy à l'entraînement
(photo www.defikite.com)

Le 2 juillet dernier, il a parcouru 180 kilomètres, chevauchant l’Océan indien, accroché à un cerf-volant. Dans la catégorie des conquérants de l’inutile, option “sport de glisse”, Sébastien Coupy a écrit sa page bien à lui, en réalisant une première mondiale. A qui le tour ?



Décidément, il y a des sports bizarres. Alors que tout un chacun pratique en ce moment le football, tranquillement affalé dans un canapé, bière à la main et Coupe du Monde sur écran plat comme ligne d’horizon, un quidam décide de tenter un truc insensé, suspendu au bout d’un fil et zigzaguant entre les ailerons de requins, au beau milieu d’un l’Océan Indien que rien n’étonne.
Son nom: Sébastien Coupy. Son moyen de locomotion : un cerf-volant !
Parti vers 8 h 45 de l’île Maurice, il met sept heures pour atteindre la Réunion. Faites le calcul: ça fait du 25 kilomètres à l’heure, avec pour seul moteur le vent du large, et pour seul équipage une petite planche, de la ficelle et une aile.
Il y a quelques années, Didier “Bloody” Marchal avait réussi le même exploit, mais en planche à voile.
On ose à peine imaginer le moyen de locomotion du prochain candidat à l’exploit Ushuaïesque entre les deux îles des Mascareignes. Je penche vers un vélo volant fonctionnant au soleil. Pourquoi pas ?
Toute plaisanterie mise à part, c’est un bel exploit sportif qu’a réussi Sébastien Coupy. Un exploit solitaire, courageux, dangereux. Il a dû en savourer chaque seconde, chaque souffrance, chaque vague. Un exploit qui n’aurait pas été possible sans une parfaite maîtrise de la technique et du matériel. Avec un petit coup de pouce de l’alizé.
Un grand bravo.

Vous pouvez visiter le site web de ce “défi-kite” ci:
http://defikite.com

Les vacances d’été tombent en plein hiver (ou l’inverse) »

Vacances

Eté comme hiver, à La Réunion, "vacances" rime avec "plage"

Les vacances commencent !
Seulement voilà: selon qu’on se trouve dans l’hémisphère Nord ou Sud, on est en été ou en hiver.
Est-ce que cela fait vraiment une différence ? Oui et non. Tout dépend du critère retenu.
Eté, hiver, il est vrai que parfois on ne sait plus trop. Un point s’impose.

Nos hivers sont vos été“: ce slogan s’affichait il y a quelques années sur un T-shirt à succès, ici à la Réunion. Et c’est totalement vrai: La Réunion se situe dans l’hémisphère Sud, et de ce fait nos saisons sont inversées (nous marchons également tête en bas, mais personne ne s’en rend compte). En ce moment, nous subissons donc les rigueurs de l’hiver austral. Brrr… Obligés de mettre une petite laine à partir de 19 heures pour pouvoir manger dehors, décidément la nature est impitoyable.
Bon, il est exact que “plus on monte, plus il fait froid”. Donc, la petite laine se transforme en gros pull, et parfois – mais oui – le feu crépite dans les cheminées, du côté du Guillaume, de Cilaos ou de la Plaine des Palmistes. On a même connu la neige, il y a quelques années. D’accord, il n’a pas neigé sur les cocotiers mais au volcan. Et n’oublions pas que le plus haut sommet de l’île (3070 mètres) s’appelle, justement, le Piton des Neiges. Ce n’est certainement pas un hasard.
Les touristes, eux (vous ?), sont en vacances également, depuis hier (comme nous). Différence : eux sont en vacances d’été. D’ailleurs, on le voit bien aux actualités télévisées, en ce moment la canicule sévit du côté de la Métropole en ce début juillet 2010.
Venez donc sous les tropiques vous rafraîchir ! Et rassurez-vous, vous n’échapperez pas au coup de soleil “obligatoire” si vous restez trop longtemps dans la position du margouillat endormi, sur le sable du lagon.
Conclusion : ici, les vacances d’hiver ressemblent fort à des vacances d’été. La grande différence, car il y en a une, c’est que la nuit tombe très tôt. Normal, c’est l’hiver. Vous aurez tout le temps de méditer sur ce paradoxe lorsque vous ferez trempette dans l’Océan Indien, enduit de crème à indice maximum, en plein mois de juillet. En hiver. Non, en été. Je ne sais plus.

Galerie photo


SEO Powered By SEOPressor